a. Ne laissez pas vos enfants participer à votre consommation d'alcool en les laissant vous aider à vous préparer un verre ou en leur demandant d’aller vous chercher une bière.
b. Essayez d'être un bon modèle en buvant de façon responsable et avec modération et en ne participant pas à des activités illégales, malsaines ou dangereuses.
c. Même les très jeunes enfants ont tendance à vous imiter et sont influencés par les actions et les comportements des adultes.
d. Lorsque c'est possible, citez des exemples de consommation irresponsable ou d'usage de drogues et leurs conséquences.
e. Discutez avec vos enfants des images et des messages que présentent les médias au sujet de l'alcool et de la consommation de drogues et ce qu'ils signifient.
2. Pour se donner un sentiment d’appartenance
Stratégies
a. Aidez votre enfant à composer avec la pression des pairs.
b. Aidez votre enfant à se sentir à l'aise dans les situations sociales.
c. Aidez votre enfant à développer de solides relations interpersonnelles.
3. Pour se détendre et se sentir bien
Stratégies
a. Vous pouvez apprendre aux enfants à exprimer leurs pensées et leurs sentiments en utilisant des personnages d’émissions de télévision.
b. De nombreuses familles utilisent le repas du midi ou du soir comme temps d’arrêt pour partager des histoires sur des événements ou discuter de sujets qui les concernent.
4. Pour prendre des risques et se rebeller
Stratégies
a. Parlez de la prise de risques et de ce que cela signifie.
b. Déterminez les besoins de votre enfant.
c. Établissez des règles claires et appliquez-les sans exception, et imposez de légères conséquences.
5. Pour satisfaire sa curiosité
Stratégies
a. Renseignez-vous.
b. Aidez vos enfants à se renseigner.
Liens utiles pour les parents [en anglais]
Repousser l'âge de la première consommation d'alcool
L'adolescence, c’est cette étape que vos enfants traversent lorsqu’ils sont âgés de 10 à 20 ans. Pendant ce temps, leur corps et leur cerveau subissent des changements devant les préparer à la vie loin de votre famille. La décision d’adopter des comportements à risque, c’est un peu une façon d’apprendre, de satisfaire sa curiosité, de se sentir adulte, de se détendre et de se sentir à sa place. Malheureusement, l'alcool joue parfois un rôle dans cette prise de risques1.
La consommation précoce d’alcool comme facteur déterminant de consommation ultérieure
Bien que la plupart des jeunes qui consomment de la drogue ne se retrouvent pas dans le pétrin et ne développent pas de dépendance2, les recherches montrent que plus les jeunes commencent à consommer de l’alcool tôt, plus ils risquent de surconsommer plus tard. Des études indiquent que 40 % des jeunes qui buvaient avant l'âge de 15 ans sont susceptibles de surconsommer ou de développer une dépendance à l'alcool plus tard dans la vie, un taux quatre fois plus élevé que ceux qui ont commencé à boire à l'âge de 20 ans ou plus tard. C’est pourquoi il est important de retarder l’âge de la première consommation d'alcool afin de prévenir l’abus d’alcool ou d’autres drogues3.
Les effets de l'alcool sur le cerveau
Plus qu’un simple indicateur de problèmes de toxicomanie plus tard dans la vie, la consommation d'alcool chez les adolescents a des conséquences graves et immédiates pour les jeunes. Le cerveau de l’adolescent n'est pas encore définitivement formé et développé. Ainsi, les adolescents sont plus vulnérables que les adultes à de nombreux effets de l'alcool, comme la perte de mémoire, les lésions cérébrales et les troubles de développement cérébral4. Le cerveau a une poussée de croissance durant l'adolescence, dont une reconfiguration des lobes frontaux, c'est-à-dire le siège de la planification, de la décision, du contrôle des impulsions, de la mémoire, de la langue et de l'attention. La consommation excessive d'alcool affecte le système nerveux central (SNC). Des études montrent que ce sentiment de sevrage répété (ce qu’on appelle la « gueule de bois » ou le « mal de bloc » après chaque consommation excessive d'alcool) peut conduire à des déficits de longue durée, c'est-à-dire des troubles d'apprentissage et de mémoire, voire des problèmes d'attention5. Cette capacité de se reconfigurer, cette « plasticité » cérébrale diminue à l’âge adulte, ce qui signifie que les changements survenus à l’adolescence risquent d’être irréversibles6.
Qu'en est-il des jeunes du Yukon?
Dans une enquête sur la toxicomanie menée en 2004 au Yukon auprès de la population générale, sur les 135 répondants âgés entre 15 et 24 ans ayant consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, les 51 % qui avaient abusé de l’alcool se répartissaient comme suit :
• 21 % buvaient « beaucoup mais rarement » (consommation de 5 verres ou plus, moins d’une fois par semaine)
• 30 % buvaient « beaucoup et souvent » (consommation de 5 verres ou plus au moins une fois par semaine)
• 35 % buvaient « peu et de façon irrégulière » (moins de 5 verres une fois par semaine)
• 14 % buvaient « peu mais souvent » (moins de 5 verres une fois par semaine ou plus).
En fait, quel est le problème?
En plus des problèmes liés au risque accru de développer un problème de toxicomanie plus tard dans la vie et d’affecter le développement du cerveau chez les adolescents, la consommation d'alcool est plus susceptible de tuer les adolescents que toutes les autres drogues illicites combinées. Les accidents de la route sont la principale cause de décès chez les adolescents7.
Parce que votre adolescent traverse une période de changement, il peut être difficile de reconnaître les signes qu’il consomme.
Voici une liste de quelques-uns des changements possibles à surveiller :
• Changement du rendement scolaire.
• Changement d'attitude envers le sport et les activités en général.
• Changement de poids ou d'apparence physique.
• Changement des habitudes alimentaires et des heures de sommeil.
• Changement d’amis.
• Changement de comportement8.
• Port de vêtements arborant des emblèmes de drogue.
• Collection de matériel de consommation de drogue.
• Odeurs chimiques insolites (utilisation de solvants).
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les signes et les symptômes de consommation d'alcool ou de drogues chez les adolescents, consultez les « liens utiles pour les parents » énumérés ci-dessous.
Si vous craignez que votre enfant ne fasse l’essai de l’alcool ou de la drogue et que vous souhaitez avoir plus de renseignements, vous pouvez communiquer avec la Section de la prévention de la violence, 204, rue Black, bureau 101, à Whitehorse (Yukon) Y1A 2M9. Vous pouvez composer le 667-5890 ou, sans frais, 1-800-661-0408, poste 5890.
Sources (en anglais)
1. White, A. M. (2004). Substance use and the adolescent brain: An overview with a focus on alcohol, Duke University Medical Center.
2. Youth & Drugs and Mental Health – a resource for professionals. Centre for Addiction and Mental Health 2004. Page visitée le 9 mai 2008
3. Grant, B. F., & Dawson, D. A. (1997). Age At Onset Of Alcohol Use And Its Association With DSM-IV Alcohol Abuse and Dependence: Results From the National Longitudinal Alcohol Epidemiologic Survey, Journal of Substance Abuse, 9, 103-110. Page visitée le 9 mai 2008. Citée dans www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9494942.
4. De Billis MD, Clark DB, Beers SR, et al. (2000). Hippocampal Volume in Adolescent–Onset Alcohol Use Disorders, « American Journal of Psychiatry », mai 2000; 157: 737-744. Page visitée le 09 mai 2008.
5. White, A. M. (2004). Voir la note 2.
6. Vaccarino, F. (2007). Toxicomanie au Canada : pleins feux sur les jeunes, L’abus des drogues, la toxicomanie et les jeunes : une perspective neurologique, Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies. Page consultée le 8 mai 2010.
http://www.ccsa.ca/Eng/KnowledgeCentre/OurPublications/Pages/default.aspx
7. Risks: The sobering truth about underage drinking. Page consultée le 20 mars 2008.
8. Information for Parents, Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission. Page consultée le 09 mai 2008
Suite 101, 204 rue Black
Whitehorse, Yukon Y1A 2M9
Téléphone: 667-5890 ou
Sans frais: 1-800-661-0408 poste 5890.
Télécopieur: 867-393-6926
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Service gratuit * 24 heures * multilingue * anonyme